A Barbentane, ensoleillée

A Barbentane, ensoleillée
Il y a sur la place une ombre
Celle du portail de l'église,
Et l'on y songe a la veillée ;
Les cloches tintent dans la brise.

Sur le chemin de Frégolet
Il y a de vieux oratoires
Qui dorment sous
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# Posté le dimanche 18 octobre 2009 15:22

Pax

Pax
O souvent je voudrais que la vie éternelle
Fût simplement cela : Quelques-uns réunis
Dans un jardin qu'embaume encor la citronnelle,
Réunis par amour dans l'été qui finit.


L'un d'entre eux serait juste arrivé de voyage.
On le ferait asseoir près de la véranda
Où est la lampe, afin de mieux voir son visage,
Son uniforme usé, sa pâleur de soldat .


La plus jeune viendrait le tenir par sa manche,
On n'oserait pas dire : < Tu es pâle... > Et lui,
Devant cette douceur des très anciens dimanches
Souhaite pour pouvoir pleurer, qu'il fasse nuit.


Une voix s'élèverait alors, la musique
Même de jadis au milieu d'un grand respect
Et du coeur de chacun, dans le soir balsamique
Disant ces mots simples : Mes enfants, c' est la paix.



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# Posté le dimanche 18 octobre 2009 12:31

Modifié le dimanche 18 octobre 2009 12:51

Vidéo Youtube

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# Posté le dimanche 18 octobre 2009 11:08

Le village à midi

Le village à midi
Le village à midi. La mouche d'or bourdonne
entre les cornes des boeufs.
Nous irons, si tu le veux,
si tu le veux, dans la campagne monotone.

Entends le coq... Entends la cloche... Entends le paon...
Entends là-bas, là-bas, l'âne...
L'hirondelle noire plane.
Les peupliers au loin s'en vont comme un ruban.
Le puits rongé de mousse! Ecoute sa poulie
qui grince, qui grince encor,
car la fille aux cheveux d'or,
tient le vieux seau tout noir d'où l'argent tombe en pluie.

La fillette s'en va d'un pas qui fait pencher
sur sa tête d'or la cruche,
sa tête comme une ruche,
qui se mêle au soleil sous les fleus du pêcher.

Et dans le bourg voici que les toits noircis lancent
au ciel bleu des flocons bleus:
et les arbres paresseux
à l'horizon qui vibre à peine se balacent.

# Posté le dimanche 06 septembre 2009 14:38

Modifié le dimanche 18 octobre 2009 10:44

Le cimetière marin

Le cimetière marin
Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommencée!
Ô récompense après une pensée
Qu'un long regard sur le calme des dieux!

Quel pur travail de fins éclairs consume
Maint diamant d'imperceptible écume,
Et quelle paix semble se concevoir!
Quand sur l'abîme un soleil se repose,
Ouvrages purs d'une éternelle cause,
Le Temps scintille et le Songe est savoir.

Stable trésor, tremple simple à Minerve,
Masse de calme, et visible réserve,
Eau sourcilleuse, Oeil qui gardes en toi
Tant de sommeil sous un voile de flamme,
Ô mon silence!... Edifice dans l'âme,
Mais comble d'or aux mille tuiles, Toit!

Temple du Temps, qu'un seul soupir résume,
A ce point pur je monte et m'accoutume,
Tout entouré de mon regrad marin;
Et comme aux dieux mon offrande suprême,
Lscintillation sereine sème
Sur l'altitude un dédain souverain.
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# Posté le samedi 05 septembre 2009 17:42

Modifié le dimanche 18 octobre 2009 10:42